genre expérimental, digital art, politique, poétique
format spectacle, musique & vidéo – création en cours & court métrage
durée court métrage – 25 mn / spectacle – 1h

synopsis
À l’aide d’un totem roulant en forme de Bison prétendument doté d’un pouvoir surnaturel, celui de renverser les tyrans et les dictatures, un jeune garçon explore l’articulation entre le mensonge et la vérité, la fable et l’information et confronte les rêves de jeunesse face aux réalités de l’âge adulte. Basé sur un récit au long cours authentiquement vécu en Europe de l’Est, ce spectacle entremêle autour de la figure du Bison le politique et le poétique et la liberté de croire sous forme de spectacle, mêlant musique électronique, scénographie, art digital & immersif et littérature.

 

 

 

 

 

Ce projet part de l’expérience du récit : celle d’une aventure humaine qui relie un récit poétique et politique associé au vécu du narrateur et tend à renouer avec le théâtre ainsi que la pratique visuelle numérique et scénographique. Comme fil rouge, la voix du narrateur plante le décors, avance dans le temps et laisse planer le doute sur ses réels intentions, son implication et le degré de croyance qu’il met dans son Bison. Le narrateur est il un simple regard extérieur, ou est il vraiment l’auteur de cette aventure ?
Au plateau, la dramaturgie se déploie à travers un jeux de scène où le comédien se mêle au récit : manipulation d’objet (lanterne magique, objet mécanique, mobilier). Son récit est habité et déclamé, gestuelle associée et décalée au récit. Un des enjeux consiste à compléter le texte par le geste et créer un principe de mise en abîme par le biais d’action et de position afin de faire écho au différents enjeux du spectacle : croyance, poésie, drame et enjeux du monde moderne. Narrativement, l’aspect candide de l’explorateur et son premier voyage en Biélorussie n’est pas sans rappeler Tintin au pays des Soviets. À mesure que le récit avance, l’affaire prend de l’ampleur et la naïveté du propos laisse place à une implication plus proche d’une forme de résistance afin de nous mener dans un présent et futur proche de la fantasmagorie et pourtant bien lié à notre actualité. Concernant la forme scénique, le spectacle tend s’inspirer des théories de Richard Wagner sur le concept de l’œuvre d’art total où chaque corps de métier fusionnent en vue d’obtenir l’ultime alliance des arts sur scène. Pour ce faire, une attention particulière sera donné sur l’association et la synchronicité de la musique, de la lumière, du texte, de la vidéo etc. En parallèle, le spectacle fait la part belle aux arts visuels et numérique afin de proposer une expérience où la dramaturgie du texte se lie subtilement au travail visuel développé à travers un travail de création vidéo numérique combinant prises de vue réelles et contenu génératif et numérique. L’objectif artistique du projet consiste donc à aboutir une œuvre complète ; aussi le spectacle se doit de proposer des univers complexes et riches en visions. Le spectateur est alors inexorablement mis devant l’objet sonore et des images qui interpellent, qui veulent être vues, ressenties, qui ont besoin d’être questionnées. Leur pouvoir d’attraction est ambivalent, car il provoque à la fois nausée et adhésion, fascination et abandon.

Création en cours

distribution
Malo Lacroix – mise en scène, scénographie & vidéo
Maxime Aumon – scénario
Thomas Poulard – comédien
Annabelle Playe – composition & création sonore
Yves de Mey – musique additionnelle
Madeline Cramard – costume
Rodolphe Martin – lumière
Eric Bouvet – image additionnelle
Anabel  Strehaiano – aide à la scénographie & accessoire
Nicolas l’Espagnol Rizzi & Pierre Xucla – régie sonore
Guillaume Chapeleau – régie plateau
Rocio Berenguer Roldan – regard extérieur

production
Sinople

co-production
Hexagone Scène Nationale

soutien
Le projet a bénéficié du SCAN ainsi que l’aide au projet de création en environnement numérique, interactive et immersive pour la préproduction et la production de la Région Auvergne Rhône Alpes. Le projet a également été soutenu par le CNC / Fond DICREAM et la SACEM pour l’aide à la création et a bénéficié de l’aide de l’ASCA, L’Assemblée – Fabrique Artistique, BAAM production, Act of Beauty production, Laura Garnier et la Friche Artistique Lamartine.